L'alimentation

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alimentation adultes

L’alimentation (la nutrition) au même titre que l’activité physique doit se réfléchir chez tous les individus. Elle apporte de l’énergie pour la croissance dans l’enfance et pour l’équilibre de la balance énergétique chez les adultes, face à  l’activité physique. A côté de cette fonction mécanique, l’apport alimentaire se fait au cours de repas qui participent à la relation sociale en famille, au travail… Ces deux fonctions sont importantes chez le diabétique. Pour être en bonne santé, il est important de respecter les règles nutritionnelles quantitatives (quantité évaluée par des calories) et qualitative impliquant la variété des aliments.

Le corps a besoin entre autre :

  • de glucides complexes, en quantité contrôlée (pâtes, pain, pommes de terre, fruits…) qui sont lents à être dégradés, et qui apportent de l’énergie facilement disponible. Ils représentent la moitié de l’apport calorique sur la journée. Ils sont aussi appelés féculents.
  • de protides, en quantité limitée (viandes, poissons) qui sont les « briques de construction » de l’organisme. Ils représentent 20% de l’alimentation.
  • de lipides, en faible quantité. Lipides visibles (huile, beurre) ou cachés dans des aliments (charcuterie, fromage…) qui constituent une réserve d’énergie moins mobilisable. Ils représentent 30% de l’alimentation.
  • de fibres (légumes et fruits)
  • de vitamines (légumes et fruits)
  • de minéraux (eau)

Toutes ces catégories d’aliments sont à consommer en quantité définies par les résultats de grandes études dont on parle par intermittence dans les médias. Il ne faut pas abuser des lipides. Un excès chez tout le monde favorise une prise de poids et développe et des  maladies cardiovasculaires.  Chez le diabétique, l’excès de lipides gène le fonctionnement des médicaments antidiabétiques oraux  ou de l’insuline, ce que l’on appelle l’insulinéresistance. Il ne faut pas abuser du sel qui favorise l’hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires (en savoir plus).

Il est recommandé de manger suffisamment de sucres complexes trouvés dans les féculents (pâtes, pain, pommes de terre, couscous riz) à chaque repas pour apporter de l’énergie au petit déjeuner, à midi et le soir. Sauter le petit déjeuner est une erreur alimentaire pour tous, porteurs ou non d’un diabète. Il est recommandé de manger « cinq fruits ou légumes par jour ». Il est recommandé de limiter les sucres simples qui passent rapidement dans le sang et font monter rapidement la glycémie. Ils sont à consommer avec modération et de préférence au cours du repas. Il est recommandé de boire de l’alcool modérément jusqu’à deux verres par jour pour une femme et trois verres pour un homme. L’alcool est totalement déconseillé chez le jeune diabétique.

Toutes ces recommandations s’appliquent aussi bien au diabétique qu’au non diabétique. Il ne faut donc pas voir l’alimentation comme une frustration. Il est important pour tous  de ne pas sauter de repas, de boire suffisamment de l’eau et de manger équilibré et varié, pour être dans la meilleure santé possible.

Pour les personnes sous insuline, l’apport alimentaire d’un côté et l’activité physique de l’autre conditionnent la dose d’insuline que l’on injecte juste avant le repas.

Note pour les curieux : l’index glycémique des aliments.

C’est un indice qui permet de connaître le pouvoir hyperglycémiant d’un aliment. Plus l’index glycémique d’un aliment se rapproche de 100 (la référence 100 est le glucose), plus ce dernier va faire augmenter la glycémie très rapidement. Plus l’index glycémique est faible, moins le glucose va rentrer rapidement dans le sang.

Voici quelques exemples :

Dans les sucres d’absorption rapide : la pomme a un index glycémique de 35, l’orange de 40 et le melon de 67.

Dans les sucres d’absorption lente : le riz sauvage a un index glycémique de 35, les spaghettis bien cuits de 65 et la pomme de terre au four de 95.

Cette notion d’index glycémique peut expliquer certaines variations de glycémie incomprises.

 

Et avec la pompe à insuline ?

Avec la pompe à insuline, il est possible de bénéficier d’une meilleure qualité de vie. Les pompes à insuline sont équipées de fonctionnalités qui vont permettre de calculer précisément la bonne dose d’insuline à injecter en fonction de l’alimentation (nombre de glucides), de la glycémie avant le repas et des besoins en insuline.

De plus, la pompe étant en permanence sur vous, si vous avez un repas imprévu, vous n’êtes pas pris au dépourvu et avez juste à manipuler la pompe après avoir vérifié votre glycémie.

En savoir plus sur l’alimentation et la pompe à insuline