Le diabète gestationnel

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Diabète gestationnel

Le diabète gestationnel est un diabète qui survient au cours d’une grossesse chez une patiente non diabétique. La diabétique connue  enceinte  n’entre pas dans cette définition (voir diabète et grossesse) .

Ce diabète peut favoriser, dans de rare cas, des complications chez la mère et le fœtus, ce qui justifie de le dépister. Actuellement en France, il est recommandé de faire un dépistage du diabète gestationnel chez les femmes enceintes de 35 ans ou plus, les femmes en surpoids (Indice de masse corporelle ou IMC ≥ 25 kg/m² hors grossesse), celles qui ont des antécédents de diabète chez les parents ou dans la fratrie et celles qui ont déjà eu soit un diabète gestationnel, soit un enfant macrosome, c’est-à-dire de poids de naissance supérieur à 4 kgs. Il n’y a pas d’argument pour faire un dépistage systématique chez les autres femmes. Il faut aussi faire un dépistage si, pendant la grossesse, on découvre un foetus qui paraît macrosome à l’échographie.

Elles concernent trois situations:

  1. Dans une famille à risque de diabète, on réalise une glycémie à jeun au laboratoire avant la conception. Ce n’est pas toujours fait  sur le plan pratique.
  2. Au début de la grossesse, on réalise une glycémie à jeun. Si elle inférieure à 0,92 g/L,  le diabète gestationnel est exclu. Si elle est entre 0,92 et 1,26 g/L, on confirme le diabète gestationnel. Si elle est supérieure à 1,26 g/L, il s’agit d’un diabète méconnu chez une patiente enceinte.
  3. Entre la 24 éme et la 28 éme semaine, on réalise une hyperglycémie provoquée orale (HGPO) en absorbant 75 g de glucose dans un verre d’eau. Si la glycémie est supérieure ou égale à 1,80g/L à 1 heure et/ou 1,53 g/L à 2 heures, on portera le diagnostic de diabète gestationnel.

La gestation  augmente l’insulino-résistance. Ce diabète gestationnel survient chez les femmes qui sont porteuses d’une insulino-résistance avant la grossesse,  laquelle  s’aggrave au cours de la gestation, ce qui explique les deux périodes de vérifications glycémiques. Apres l’accouchement, l’insulino-résistance due à la grossesse diminue. On assiste alors  dans la majorité des cas à la guérison du diabète. Cependant, lorsqu’une patiente présente une insulino-résistance avant la grossesse et que sa sécrétion d’insuline diminue de fait avec le temps ( voir diabète de type 2), elle présente alors un risque important de survenue d’un vrai DT2. Il est donc recommandé de faire régulièrement et ponctuellement des glycémies à jeun.

Sur  le plan thérapeutique, la présence d’un diabète gestationnel  nécessite de voir un spécialiste du diabète qui, dans un premier temps, proposera  de modifier le comportement alimentaire et l’activité physique, si cela est nécessaire. Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on proposera un traitement par de l’insuline si les glycémies ne se normalisent pas. Grâce à cette prise en charge, le diabète gestationnel  ne représente plus un risque important pour la mère et le fœtus.

 L’association Française des femmes diabétiques

Cette association s’adresse aux femmes atteintes de diabète et à leur entourage. Elle propose un forum de discussion, des salons/tables rondes, un journal électronique semestriel, des évènements et rencontres informelles.
Pour en savoir plus sur cette association, consultez leur site  internet  http://www.femmesdiabetiques.com/