La pompe à insuline, pour rien au monde je ne la rendrai !

23 novembre 2019 Témoignages
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La découverte du diabète

Je suis un monsieur de 64 ans, sous pompe à insuline. Pour moi, tout a commencé en juillet 2003. En janvier 2003, j’avais mis fin sans aucun traitement à 38 ans de tabagisme. En juin 2003, ma doctoresse du travail me félicite d’une perte de poids. Or quand je lui dis que j’ai cessé de fumer, elle trouve la perte de poids anormale. Elle préconise donc un bilan sanguin. Donc en juillet 2003, on décèle un diabète de type 2.

Les premières années, un traitement médicamenteux suffit. Je relève et je note régulièrement mes glycémies. Le diabète se maintient. En 2007, les écarts de mesure deviennent trop importants. On ajoute au traitement une injection d’insuline retard sur 24 heures, je continue les mesures de glycémies et les note soigneusement.

La pompe à insuline: “Ma décision”

En mai 2012, mes bilans sanguins s’aggravent. Mes glycémies montent parfois jusqu’à  5,5 g mais je ne ressens aucune gène ou malaise. J’étais jusqu’à ce jour suivi par ma généraliste. En mai 2012, je suis hospitalisé en diabétologie pour un bilan. J’y rencontre une diététicienne et surtout une diabétologue. Le courant passe bien, nous parlons librement et en juillet 2012. Elle me propose une pompe à insuline. J’ai une maladie respiratoire et suis déjà doté de tuyaux jour et nuit. J’avoue avoir eu quelques réticences. Je me documente sur le Net. J’en parle à ma généraliste et mes pneumologues. Ils m’encouragent tous dans cette démarche.

Ma décision est prise, ma diabétologue m’explique et répond à mes questions, elle me met en contact avec un prestataire de service. Je semble assez sérieux et motivé pour que je pose moi-même mon premier cathéter avec un suivi infirmier mais sans hospitalisation (merci pour leur confiance, ça dédramatise et ça responsabilise, j’ai aimé). L’infirmière de la société de prestataire est sympa et très compétente, un peu inquiète par le fait de la mise en place de cet équipement à domicile, il semble que ce ne soit pas très courant ; lors de 3 séances à domicile j’apprends à régler la pompe, à maîtriser les bolus complémentaires en fonction de mes repas et à poser le cathéter, je reconnais que le fait de devoir se piquer avec un dispositif qui semble impressionnant donne quelques appréhensions.

Les premiers pas avec la pompe à insuline

Le 20 septembre, les 4 infirmières libérales de ma commune sont là, 3 n’ont aucune formation dans le domaine des pompes à insuline, je fais donc la pose de mon équipement en en décrivant les différentes étapes pour mes « élèves » à la grande satisfaction de ma monitrice. La première semaine, une infirmière venait quotidiennement pour éventuellement me venir en aide, mes glycémies s’enregistrent automatiquement sur la pompe, les bolus que je fais au moment des repas s’enregistrent aussi, je gérais à leur entière satisfaction et on a espacé les visites assez rapidement.

Ma pompe à insuline aujourd’hui…

A présent, un infirmier que je qualifierai d’ami, appartenant à la société prestataire, me rend visite chaque mois et m’apporte les consommables nécessaires, il vérifie les relevés de ma pompe, ajuste quelques réglages éventuellement mais dans l’ensemble me félicite du sérieux de ma gestion. Donc, pour moi la pompe est la bonne solution à condition d’avoir un peu de sérieux et de rigueur. Je remercie tout le personnel médical qui par ses compétences et sa gentillesse a permis de me simplifier la vie.

PS : Je suis le pâtissier de la famille et grâce à la souplesse que permet la pompe, je peux même me permettre de petits écarts sans que cela nuise à mes glycémies.

Claude, 64 ans, Ferrières-en-Gâtinais (45), diabétique de type 2 depuis 2003, sous pompe à insuline depuis 2012.

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