Les antidiabétiques oraux

Partager cet article:

Antidiabétiques orauxIl n’y a pas de « petit diabète », un diabète traité avec des comprimés est un réel diabète qu’il ne faut pas prendre à la légère sous prétexte que ce ne sont que des comprimés à prendre.

Le but principal de tout traitement pour le diabète est de retrouver un équilibre glycémique, avec 2 groupes de traitement: les antidiabétiques oraux et/ou l’insuline.

Les antidiabétiques oraux sont les médicaments donnés en première intention pour traiter les patients atteints de diabète de type 2. Mais à eux seuls, ils ne suffisent pas, il est également important de veiller à adopter de bonnes mesures hygiéno-diététiques, ce qui retarde l’utilisation de plusieurs familles d’ADO.

Les mesures hygiéno-diététiques

Elles se divisent en deux catégories qui sont l’alimentation et l’activité physique. Elles ont un rôle essentiel dans le traitement du diabète de type 2.

  • Pour l’alimentation, le principe est d’adopter une alimentation variée et équilibrée dans le respect d’un rythme alimentaire régulier sur le plan de la structure des repas, tout en gardant la convivialité des repas en famille,
  • Il a été montré que l’activité physique régulière diminue la graisse intra-abdominale, augmente la sensibilité à l’insuline, améliore le profil lipidique et thrombotique et diminue la pression artérielle.

Les antidiabétiques oraux (ADO)

D’un point de vue médicamenteux, les antidiabétiques sont des médicaments à prendre par voie orale que l’on appelle les ADO. On les classe selon différents critères : leur mode d’action, leur effet sur le poids, les effets secondaires désagréables,  et le coût.

Cinq types d’ADO :

  • Les biguanides (metformine): ils empêchent le foie de fabriquer du sucre. Comme il ne font pas baisser le sucre, ils ne favorisent pas les hypoglycémies. Ils ne font pas grossir, ils ne coûtent pas chers, mais ils peuvent entrainer des troubles digestifs. Ce sont les premiers médicaments proposé dans le diabète de type 2.
  • Les sulfamides ou une molécule proche des glinides: ils stimulent la sécrétion d’insuline par le pancréas, à condition que le pancréas fonctionne encore un peu. Ils peuvent entraîner des hypoglycémies et une prise de poids. Ils ne sont pas chers. Cette deuxième famille peut être associée aux biguanides, si nécessaire.
  • Les GLP1 injectables et les inhibiteurs de DPP4 en comprimés: ils stimulent la sécrétion d’insuline et pour le GLP1, ils diminuent la sensation de faim. Ils entraînent peu d’hypoglycémies, mais sont responsables de nausées. Le GLP1 fait maigrir, les inhibiteur DPP4 ne font pas grossir. Ces médicaments coûtent chers. Cette troisième  famille peut être associée aux  précédentes,  si nécessaire.
  • Les inhibiteurs des Alpha-glucosidases: ils ralentissent l’absorption des alimentations sucrés, ce qui ralentit la montée glycémique après les repas. Ils peuvent donner des troubles digestifs. Ils ne coûtent pas cher et ne sont pas responsables d’hypoglycémies. Cette quatrième famille peut être associé aux  précédentes, si nécessaire.
  • Les gliflosines: ces nouveaux médicaments sont déjà prescrits dans de nombreux pays. Ils diminuent la réabsorption du sucre par les reins. Le diabétique perd du sucre. Ce médicament n’entraîne pas de prise de poids mais des risques d’infections urinaires. Il sera probablement cher.

Le choix des ADO est fait en concertation entre le médecin et vous.