Les enjeux cardiovasculaires

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Le cœur est une pompe qui envoie le sang  dans toutes les parties du corps par de gros vaisseaux sanguins, appelés artères qui vont vers les jambes, vers le cou et la tête, vers les reins, le tube digestif et même autour du  cœur appelés les  coronaires. L’hypertension artérielle, l’obésité, l’excès de cholestérol, le tabac, la sédentarité (absence d’activité physique) et même le sexe masculin sont autant de facteurs qui altèrent la paroi des artères. Ces états  favorisent un dépôt de graisses appelé « athérome » qui obstrue l’artère et gène le passage du sang. L’organe, mal vascularisé, sera mal oxygéné et travaillera moins et exprimera une douleur. Pour les jambes, on parle de l’artériopathie souvent appelé à tort artérite, pour le cœur, c’est l’angine de poitrine ou coronaropathie. L’hyperglycémie du diabète rajoute un risque d’athérome, qui explique l’augmentation des maladies vasculaires chez le diabétique par rapport à la population générale. De plus, la neuropathie (en savoir plus) diminue la sensation de douleurs et donne au patient diabétique une fausse sécurité de bien-être car il ne sent pas la douleur de ses jambes ou de son cœur mal vascularisé. Ce risque d’atteinte vasculaire a deux conséquences chez le diabétique. Il faut éviter la constitution de plaques d’athérome, en diminuant le nombre de facteurs de risque.

S’il n’est pas possible de changer de sexe, il est souhaitable de diminuer puis d’arrêter de fumer, de diminuer puis de supprimer les erreurs alimentaires, de prendre ses traitements contre le cholestérol et l’hypertension artérielle, de mettre de l’activité physique dans sa vie quotidienne. Il faut changer de comportement ! Ce n’est pas simple. Il faut en plus maintenir son équilibre glycémique le plus normal possible, évalué par l’hémoglobine glyquée qui reflète les trois derniers mois de la moyenne glycémique.

Il faut par ailleurs que le médecin recherche les atteintes des organes même si le patient n’a aucune plainte. Pour cela, il utilise des examens complémentaires non douloureux, qui permettent si nécessaire de dépister les complications asymptomatiques et de les traiter avant la survenue des accidents graves. On utilise le doppler pour étudier la vascularisation des membres inférieurs, le scanner pour les coronaires.

Grâce au bon équilibre de la glycémie  et aux corrections des facteurs de risque, le diabétique du XXI ème siècle peut traverser la vie sans complications.